Le service Information et Orientation ainsi que l’antenne ANPE s’agrandissent.
L’activité de l’ensemble de l’association, dont l’essentiel des subventions provient du Fonds d’Action Sociale (FAS), va en direction d’un public de migrants en difficulté, notamment des demandeurs d’asile. En 1989, le FAS cesse de financer l’activité d’hébergement qui ne relève pas de ses compétences, incitant l’association à rechercher d’autres partenaires.
Consciente de sa compétence dans l’accueil des populations migrantes, dans la connaissance des diverses législations applicables aux étrangers, dans l’appréhension des problématiques qui se posent notamment aux demandeurs d’asile et aux réfugiés statutaires, avec l’appui de la Direction de la Population et des Migrations, l’APTM propose à la Direction Départementale de l’Action Sanitaire et Sociale (DDASS), le projet de création d’un Centre Provisoire d’Hébergement.
Deux emprunts sont réalisés auprès du CILRP (pour 2.750.000 francs) et du FAS (320.600 francs), afin d’effectuer les rénovations immobilières et mobilières nécessaires à l’hébergement des réfugiés politiques.
Une convention est signée avec la DDASS, suivie rapidement d’un troisième changement de statut. En effet, en 1992, l’accueil des réfugiés est revu par le Ministère des Affaires Sociales sur un plan national, ce qui donne lieu à de nouvelles réglementations. L’une d’entre elle vise la répartition de cette population en deux types d’hébergement :
- Les CPH : Centre Provisoire d’Hébergement, réservé aux réfugiés statutaires.
- Les CADA : Centre d’Accueil des Demandeurs d’Asile, réservé aux demandeurs d’asile en attente de décision quant à leur demande de statut de réfugié.
Cette nouvelle répartition engendre une requête faite par la Direction de la Population et des Migrations à l’APTM pour que le CPH devienne CADA, dès le mois d’Août 1992.
En 1989, l'APTM crée la PAJ, Permanence Administrative et Juridique, en partenariat avec la Protection Judiciaire de la Jeunesse (PJJ - Ministère de la Justice) et le Fonds d'Action Sociale.
Depuis mai 1998, l’association s’est engagée de manière résolue vers de nouvelles orientations, préconisées par le Ministère des Affaires Sociales, se traduisant par un renforcement des actions d’accueil et d’intégration des personnes nouvellement arrivées en France, de soutien et d’accompagnement des processus d’intégration, de lutte contre l’exclusion et les discriminations raciales, afin de favoriser l’intégration des migrants, notamment par leur prise en charge dans les dispositifs de droit commun, l’objectif étant de mener le migrant vers le statut de citoyen actif à part entière. En collaborant avec les institutions publiques et privées, l’APTM souhaite amener ces dernières vers une réelle perception des problèmes vécus par les étrangers en France, et contribuer à ce que des mesures concrètes soient prises.
En 2002 l’association a acquis, avec l’aide de la DDASS, un immeuble situé 14 rue Léon Frot à Paris 11ème, entièrement destiné à l’hébergement et à l’accompagnement social des demandeurs d’asile. L’année fut donc particulièrement marquée par la recherche de locaux pour le nouveau centre d’hébergement en CADA, puis par des travaux de mise aux normes de sécurité et d’aménagement.
En octobre 2002, l’APTM a été sollicitée pour concourir à l’accueil, l’hébergement et l’accompagnement social de familles étrangères en situation d’extrême précarité, dont une partie était prise en charge jusqu’alors par le SAMU social de Paris. Une Plateforme d’Accueil et de Soutien (P.A.S.) a été ainsi été créée, pour offrir aux familles étrangères en régularisation de séjour et aux étrangers en situation irrégulière de séjour, les prestations suivantes : hébergement, CMU/AME/PMI, accès aux soins, scolarisation des enfants, écoute et soutien psychologique, etc.
En 2004, l'APTM a poursuivi le développement de ses activités : soit pour le CADA une extension de 30 places en hébergement éclaté portant le nombre de place totale à 250, pour le PAS l'association s'est engagée en partenariat avec la DDASS et le Samu à prendre 1 500 personnes supplémentaires soit au total 2500, et dans le cadre du PAD l'association a accepté la mise en place d'une nouvelle activité "ASI" (Appui Social Individualisé). Aussi depuis le 1er février 2004, l’association bénéficie d’un agrément préfectoral aux fins de recueillir les demandes d’allocation de RMI et d’un agrément conjoint pour recevoir l’élection de domicile des personnes sans domicile fixe demandant le bénéfice du RMI.
En 2005, au PAD l’activité ASI s’est mise en place : 60 mesures ont été réalisées. Le PAS s’est installé dans les nouveaux locaux rue Saint Nicolas, de nouveaux personnels ont été recrutés, et 1 500 personnes ont bénéficié d’un accompagnement.
En 2006, l’activité ASI, a été reconduite par la D.D.A.S.S. et le partenariat renforcé avec l’A.N.P.E., principal prestataire, ainsi qu’avec les Missions Locales, les Points d’accès aux Droits et les services sociaux. Les 2 agréments RMI et domiciliation ont été reconduits jusqu’au 31 décembre 2006.