Face à la situation de grande précarité du public, le rôle du travailleur social est multiple.
Dans un premier temps, il reçoit la famille afin de dresser un bilan général de sa situation et de parer au plus urgent : attribution d’un logement, accès aux soins, scolarisation des enfants…
Les problèmes rencontrés sont récurrents, nombreux et parfois complexes, mais chaque cas est unique. Il s’agit pour le travailleur social de considérer la personne dans son ensemble, et donc d’apporter à la fois une aide administrative et un soutien moral.
Il tente au quotidien de trouver les solutions les plus adaptées à chaque cas, en partenariat et en relais avec d’autres acteurs sociaux. Des réunions internes et avec les partenaires ont lieu régulièrement, principalement avec les autres plate formes et la DDASS. Ces réunions permettent de faire le point sur les dossiers traités, de discuter des problèmes rencontrés et de mutualiser les ressources.
L’association sollicite quotidiennement les services publics, services sociaux et autres associations pour répondre à des besoins ponctuels du public et apporter des solutions rapides aux problèmes rencontrés (Emmaüs, Paris Tout P’tits, Restos du Cœur, CPAM, Etablissements scolaires, etc.)
Le cumul de problèmes (manque d’autonomie, manque d’activité, principalement emploi, éloignement du pays d’origine, promiscuité, état de santé, etc. ) entraînent chez les individus les comportements les plus divers, souvent extrêmes : violence ou apathie, révolte ou résignation, névroses, troubles physiques (somatisation), etc.
Cette précarité (détresse, malnutrition, pauvreté…) incite certaines personnes à avoir des comportements déviants (violence conjugale et/ou envers autrui), ou à trouver des solutions de survie peu louables : vol, prostitution… Face à cela, les travailleurs sociaux occupent souvent les rôles de médiateurs, de conseillers et de confidents, toujours attentifs et à l’écoute des personnes, notamment pour pouvoir estimer leurs capacités à résoudre certains problèmes par elles-mêmes, et évaluer le niveau d’aide nécessaire à leur mieux être.